Ateliers Portes Ouvertes / 16-18 novembre 2018

L’atelier L’Amas Local est un espace de travail, axé autour des arts visuels et toujours en quête de transversalités (activités artistiques, artisanales, scientifiques…). Son nom correspond à la 60taine de galaxies dont fait partie notre Voie Lactée.

Pour le 1er anniversaire de l’atelier L’Amas Local, nous ouvrons à nouveau le lieu au public. Cette année, encore une très belle affiche : Andrée Prigent et Eve Le Trévédic exposeront leurs réalisations. Vous retrouverez aussi Julie Poiron, Magda Mrowiec, Gaëlle Régeard et Marine Frugès qui présenteront de nouvelles productions.

Juste en face de l’atelier L’Amas Local, au 1 rue Paul Bourget, Anna Elleoüet et Pascal Moreul ouvriront leur atelier commun. Et à 5mn à pied, au 9 rue Michel Colomb, la galerie nomade 18h15 exposera le travail de Mathilde Seguin.

 

INFOS PRATIQUES

Vendredi 16, Samedi 17, Dimanche 18 Novembre / 14h-20h (valable pour nous tous)

L’Amas Local / 2 rue Paul Bourget, Rennes Sud-Ouest (quartier Francisco Ferrer)

Bus (à 5mn) C2 arrêt Bourgeois ou 12 arrêt Landrel.

 

Andrée Prigent / gravure et collages

Gaëlle Régeard / Toiles dessinées

Magda Mrowiec / videos

Julie Poiron / sculpture animalière

Marine Frugès / designs visuels

+

Anna Elleoüet / céramique et gravure

Pascal Moreul / peinture

Mathilde Seguin / gravure et volume

Workshop#1 « Welcome to the Jungle! »

WORKSHOP#01-WelcomeToTheJungle-àL'AmasLocalRennesOK

L’atelier L’Amas Local lance son premier workshop de vacances

sculpture animalière en terre & décor en volumes de papiers
pour public adolescent et adulte

2 sessions au choix.
chaque session sera limitée à 8 personnes.

LUN 22, MAR 23 & MER 24 octobre
ou
JEU 25, VEN 26 & SAM 27 octobre
9h30-12h30 et 13h30h-16h30

quartier Francisco Ferrer, Poterie, Le Blosne, Ste Thérèse
2 rue Paul Bourget (à 3 mn des bus C2 arrêt Bourgeois et bus 12 arrêt Landrel)

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Ce workshop de 3 journées comprendra :
1er JOUR / matin : recherches et conception pour sculpture d’animal + 1e approche du volume
documentation à disposition (mais bien de faire des recherches préalables)
1er JOUR / après-midi : architecture de la structure, réalisation, affinage des masses
2e JOUR / matin : ajustements, travail des détails, finalisation
2e JOUR / après-midi : recherches et conception du décor/diorama, croquis + 1e approche du papier
3e JOUR / matin : réalisation, découpes, superpositions, composition par plans
3e JOUR / après-midi : ajustements / approche de la typographie par un Titre intégré. Finalisation.

210€ les 3 jours (18h d’atelier)
50€ d’arrhes seront demandés pour valider la réservation

Il s’agit de notre premier projet d’atelier commun, ce qui nécessitera pour nous d’expérimenter des approches de travail sur mesure. À cette occasion et exceptionnellement, nous proposons un prix réduit.

Matériel fourni et outils à disposition.

RESTITUTION COLLECTIVE ET EXPOSITION début décembre
Pour la sculpture, il faudra compter un temps de 4 semaines (séchage naturel puis de cuisson en four)

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L’atelier sera encadré par

Julie Poiron
Artiste diplômée des Beaux-Arts de Brest.
Enseignante en écoles d’arts appliqués et professeure de sculpture depuis 16 ans (ESRA, MJM, TERRE ET FEU,
associations TERRE D’ART, LE TRIANGLE).
http://www.juliepoiron.com

et Marine Frugès
Graphiste illustratrice plasticienne, diplômée de l’ESAG Penninghen Paris.
Enseignante en écoles d’arts appliqués depuis 18 ans (MJM, PIVAUT Nantes, LISAA Rennes, Université RENNES 2, Ecole d’arts de Saint Nazaire, Ecole de Design de Nantes Atlantique).
http://www.marinefruges.com

Les travaux réalisés dans l’atelier pourront servir à compléter un dossier de candidature en école d’art.
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inscriptions au 06 81 60 70 05 (Marine Frugès) ou au 07 77 67 75 24 (Julie Poiron)

WORKSHOP#01-WelcomeToTheJungle-àL'AmasLocalRennes-réalisations

Magda Mrowiec

Urban Dawns (Les Aubes Urbaines)

L’aube est, peut-être le moment le plus énigmatique de la vie urbaine. Peu exploré, souvent vécu de manière individuelle et intime par les gens qui sur leur chemin de travail encore ensommeillés et plongés dans leur dernier rêve nocturne, perçoivent précipitamment le paysage alentour. C’est un moment où la lumière solaire s’impose doucement dans le quotidien des gens, créant une confusion entre le rêve et la réalité, entre la pénombre et la lumière.
L’aube, c’est aussi un signe du cycle naturel d’expérience humaine, d’un éternel et quotidien recommencement.

Urban Dawns (Les Aubes Urbaines) est un projet nomade, participatif et polymorphe qui tend à explorer le potentiel poétique de l’aube. Il invite les citadins à contempler collectivement la transformation du paysage urbain qui se produit au moment du passage de la nuit au jour.
Les vidéos et les carnets d’explorateurs sont les résultats de ces expériences performatives et uniques à chaque fois.

http://urbandawns.blogspot.fr/

http://www.magdamrowiec.com/

https://vimeo.com/magdamrowiec

 

Gaëlle Régeard

Les espaces de nos souvenirs ou une nouvelle réalité dévoilée.

Des lieux clos dans lequel le regard intérieur évolue en déplaçant son point de vue.

Des visions reconstruites ou superposées sans sens de lecture.
Sur un papier marouflé, je prépare la matière de fond à aveugle, j’effleure le support avec un vernis mat et transparent.
La texture tout d’abord invisible ne se révélera que lors du passage d’un glacis à huile.
Ce support gras retient mal la mine de plomb, le crayon glisse.

Cette technique de travail matérialise la disparition, un effacement par la transparence qui suggère un espace nouveau.

Mathilde Seguin

Pas portrait
2016-17

Dans les Pas portraits le sujet est reconnaissable/identifiable quand on le connait,
imaginable quand on ne le connait pas.

Si ici le sujet est la chevelure, rien ne serait révélé s’il n’y avait pas lumière et ombres : la texture du cheveu, le volume, la nuque, le port de tête du modèle, l’idée que l’on se fait de la personne représentée…
Dans ce travail en linogravure, Pas portrait et Pas portrait de famille, je commence la gravure par la lumière la plus vive ; j’évide et je ne pourrai pas revenir dessus. Il faut être sûr de sa taille. Les zones les plus sombres sont mises en réserve, conservées, non gravées ; elles feront les parties noires du tirage. Là c’est facile. Une ombre portée forte donne tout de suite un bel effet de volume, la lumière chaude du soleil est simple à rendre. La partie la plus difficile ce sont les gris. Pour chaque gravure je dois anticiper la gestion des valeurs. Il en va de la bonne lecture de l’image et du modèle. Je dois aussi laisser la gravure me guider, me surprendre dans mes choix. C’est là tout l’intérêt du travail en série * : à chaque nouveau Pas portrait j’expérimente, je gère différemment ces espaces entre deux, les clairs-obscurs. Je peux choisir de faire un aplat blanc qui les confond à la lumière la plus crue, de «tramer» un gris optique grâce aux traits nuancés des cheveux, de faire des pointillés mal assurés comme de petits éclats lumineux, ou de les plonger dans l’ombre pour que ce soit le lecteur qui les devine, qui finisse le portrait à la manière de Vallotton.

– « Qui ne voit les cheveux doivent être regardés de dos ? De face le visage requiert toute la place, toute l’attention. Il refoule les cheveux en haut, à gauche, à droite, un simple cadre en somme, dont la raison d’être est de mette ne valeur, lui le visage. De dos la chevelure s’étale sans partage. C’est d’ailleurs l’un des pièges de la coquetterie : soigner ses cheveux, c’est se préoccuper de l’aspect que l’on a de dos.
[…] Je me lave et je m’habille pour moi, je me coiffe pour toi.
à l’inverse, le crâne rasé du moine, du soldat, du prisonnier manifeste une rupture des relations naturelles et sociales avec autrui au profit d’un ordre disciplinaire inhumain. »
Vues de dos. Michel Tournier & Edouard Boubat.

voir le Flip book des Pas Portraits

Julie Poiron

Fondation animale

La première étape de construction est la réalisation de « l’animal socle » qui deviendra à la fois transporteur, île, protecteur et territoire d’une population animale. Le rapport d’échelle tronqué entre le groupe et le « support animal » permet au spectateur de se dégager de la vision réaliste. Chaque animal du groupe est positionné tel un acteur par rapport à son voisin, chacun d’eux deviendra personnage de ma mise en scène, de ma narration. Ici le sujet animalier est surtout et toujours un prétexte pour parler de l’appartenance de l’individu à un groupe, du rapport à l’autre. Cette population animale s’enracine dans son support vivant, mouvant, changeant, il est leur socle, leur fondation commune.

Marine Frugès

Broderies cosmiques

L’origine connue de notre Univers tient dans une tête d’épingle.

C’est le Big Bang.

On ne sait pas encore ce qu’il y avait avant.
Alors on tire le fil de notre histoire jusque là, il y a 13,8 milliard d’années.

Je vous invite à démêler cette création stupéfiante, lire les lignes de vie de l’Univers, du minuscule à l’infiniment grand, dans le visible et l’invisible.

En moins d’une seconde, l’espace et le temps se sont tissés; le charme, la beauté et l’étrangeté des quarks se sont noués, les particules quantiques se sont intriquées, les synapses de la matière noire se sont liées.

Puis, les premiers atomes se sont entrelacés, la matière s’est alvéolée et l’anti-matière évaporée, la toile du Fond Diffus Cosmologique s’est révélée.
La gravitation a ondulé et brodé des galaxies, la fusion nucléaire y a tissé des étoiles et l’énergie noire a tramé sa résistance.

Aujourd’hui, l’expansion de cette tapisserie universelle s’accélère.
La matière connue dans notre univers ne constitue que 4,5% de sa composition.
Tout le reste serait matière noire et énergie noire.

Enfin, l’autre grande énigme, la théorie du tout, pourrait se dénouer dans 10 ou 11 dimensions grâce à des cordes vibrantes, cantique des quantiques.

Mais pour commencer ce voyage hypnotisant, il faut déjà choisir de regarder dans la boîte.